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Dans les hypermarchés, les prix n’en finissent plus de flamber. Votre portefeuille, lui, ne suit plus. Comme beaucoup de Français, vous êtes à l’affût des
produits premiers prix et remplissez votre chariot dans les enseignes hard discount. Trop chères les marques ! À moins que... Réponse à tout a fait ses courses chez un destockeur
alimentaire, le bon filon pour dégoter des produits de qualité à prix sacrifiés. Ce circuit parallèle à la grande distribution fait rarement de la publicité. Et c’est généralement de
bouche à oreille que les clients s’échangent les adresses pour faire de bonnes affaires.
Le même chariot, 48% moins cher
Pour se rendre compte des économies réalisées, nous avons effectué le même jour un comparatif entre un magasin de destockage situé dans l’Essonne et un hypermarché du même département.
Notre chariot était rempli de boissons, de sucreries, de produits frais et d’épicerie de marque ainsi que quelques fruits et légumes. Résultat : il coûte 34, 04 euros moins cher chez
le destockeur que dans l’hypermarché, soit une économie de 48,5% ! Et pourtant il est identique à quatre exceptions près, signalées en bleu, pour lesquels nous avons trouvé des
articles équivalents.
Comment c’est possible ?
Les magasins de destockage proposent des produits de marque qui ne sont plus écoulés par les circuits classiques de distribution. Tous ces articles connaissent une seconde vie en étant
vendus à un coût inférieur à leur prix de vente traditionnel. Ils sont issus de lots de dégagements et peuvent par exemple présenter des défauts d’étiquetage. Parfois, la cause du
déstockage est tout simplement un changement d’emballage. Mais le plus souvent, leurs dates limite de consommation sont plus courtes qu’en grande surface. En effet, lorsque les fabricants
ont trop de stock, ils préfèrent souvent les écouler avant que leurs produits ne se périment, quitte à les vendre moins cher. Ainsi, nous avons pu trouver, chez le déstockeur, six Actimel
saveur vanille à 1euro contre 3,31 euros à l’hypermarché. La différence ? Leur DLC (date limite de consommation). Les premiers étaient à consommer jusqu’au 22 février 2008, les
seconds jusqu’au 8 mars de la même année. Or, nous avons effectué ce relevé le 19 février. Trois jours pour manger 6 yaourts, cela peut paraître court. En vérité, il faut simplement faire
preuve d’organisation.
DLC et DLUO : ne pas confondre
Mais nous avons aussi déniché un pack de Candy’up chocolaté (1,80 euro) dont la date limite était plus lointaine que celle du même article en rayon dans l’hypermarché (2,47 euros). Ne
soyez pas non plus étonné si vous découvrez des produits à la date limite d’utilisation optimale dépassée. Ils ne sont pas dangereux pour votre santé s’ils respectent les conditions
prévues par la loi (voir encadré). Quid des fruits et légumes ? Ils ne sont pas du tout issus du déstockage. Beaucoup de soldeurs alimentaires sont avant tout des marchands de
primeurs. Le responsable du magasin en Essonne, qui souhaite rester discret, avoue « les acheter directement à Rungis, négocier les prix et réaliser une marge inférieure à celle
pratiquée dans les grandes surfaces. »
Savoir butiner
C’est la clé pour faire des économies. Vous ne trouverez pas le même choix ni la même diversité de produits dans les magasins de déstockage que dans les
hypermarchés. Quelques-uns possèdent un rayon frais. Certaines enseignes ne vendent que des produits soldés quand d’autres les font cohabiter avec des articles commercialisés au prix
fort. Et dans les magasins Noz, Bravo les affaires, Idstock ou Stockissimo, vous ne trouverez pas seulement de l’alimentaire. Bref, prenez le temps de fouiller !
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